Je voudrais commencer ce blog par l’océan, élément majeur et incontournable de la Vendée.
L’océan,
J’ai repris depuis le mois de mai 2011 véritablement contact avec la présence de la mer.
Balade sur les chemins côtiers, plage, plaisir de la baignade, méditation et contemplation de cette masse gigantesque d’eau, force primordiale faite parfois de calme et à d’autres moments, puissance déchaînée comme « Xynthia » en février 2010.
A vrai dire, je n’ai pas retrouvé les plages de mon enfance, à l'évidence si l’eau, les vagues et les baigneurs sont bien là, la capacité biologique du littoral, s'est énormément appauvrie.
Nous le savons tous bien, mais, c'est une autre chose que de le constater physiquement par soi même.
De plus avec l'âge venant, sans tomber dans le "c'était mieux de mon temps", l'éloignement géographique puis le retour sur place permet de mesurer : l'écart.
Reste les souvenirs à la manière d’un George Perec, les "je me souviens" :
Des parties de pêche à la balance que nous faisions chaque matin. Des gros crabes et tourteaux qui s’y faisaient prendre. De la « bichette » grande lame de bois munie d’un filet que nous poussions enfants ma sœur et moi sur le sable de la plage et dans laquelle venaient s'entasser des centaines de crevettes.
De ma mère et de ma grand-mère préparant notre butin plus que suffisant pour le repas de toute la famille.
Je me souviens encore de la profusion d’oiseaux tournant autour des derniers chaluts à perche du port, voiliers ailés glissants le long des plages pour se poser en rangs serrés sur le faîtage des toits des maisons, spectateurs de l’activité incessante des quais du bassin.
Dans mes souvenirs aussi, une strophe écolière s'accroche.
Homme libre, toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Ecrivait Baudelaire dans son poème « L’homme et la mer ».
Aujourd’hui résonnent les mots : Homme libre, toujours tu chériras la mer !
L’as-tu vraiment chéri, la mer ?
Quand des milliards de tonnes de plastiques et d’effluents envahissent les océans, quand la pêche sans fin aura aboutie à l’extinction des dernières espèces halieutiques ?
La mer est ton miroir; tu contemples ton âme